À propos de nous

 

 

 
Qu’est-ce que la Fédération canadienne des propriétaires de boisés?

 

La Fédération canadienne des propriétaires de boisés (Canadian Federation of Woodlot Owners, ou CFWO) regroupe à l’échelle nationale les associations provinciales de propriétaires de boisés. La CFWO assure la promotion des intérêts économiques et sociaux des propriétaires canadiens de boisés privés en représentant leurs points de vue d’une voix nationale unifiée. La Fédération est déterminée à promouvoir la gestion durable des ressources des forêts privées afin qu’elles puissent continuer à contribuer au bien-être économique, social, environnemental et culturel des communautés rurales canadiennes.

 

Les boisés privés du Canada

 

Les régions rurales canadiennes englobent 18,9 millions d’hectares de boisés privés, soit environ 6 % du paysage forestier canadien. La propriété de ces boisés est très diversifiée puisqu’on estime que 450 000 familles, ainsi que de grandes entreprises, possèdent des boisés.  Pour certaines familles, cette propriété est toute nouvelle, alors que pour bien d’autres, le boisé appartient à la famille depuis des générations.

 

La taille moyenne des boisés privés joue entre 30 et 40 ha dans les provinces de l’Est et dépasse les 60 ha dans les Prairies. Les feuillus tolérants dominent les boisés du Sud de l’Ontario et du Québec alors qu’un mélange de feuillus et de conifères prédomine dans les Maritimes et les provinces de l’Ouest. La plupart de ces forêts ont pour point commun d’être situées dans les régions les plus peuplées du Canada, et elles représentent une part non négligeable de notre paysage naturel habité. Ainsi, environ un tiers de la population canadienne habite le Sud de l’Ontario, où 90 % des forêts sont détenues et exploitées par des intérêts privés. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les propriétaires de boisés privés canadiens

 

Le profil des propriétaires de boisés canadiens varie beaucoup en termes d’âge, de métier, d’objectifs et de motifs de possession d’un boisé. Parmi ceux-ci, on compte des cols bleus, des agriculteurs, des professionnels, des retraités, etc. Plusieurs propriétaires de boisé ont adopté les valeurs et les principes de gestion durable des ressources. Les trois aspects de la gestion durable, soit les avantages économiques, écologiques et sociaux, sont d’ailleurs bien représentés dans les motivations des propriétaires de boisé.

 

Même si la majorité des propriétaires de boisé canadiens ne dépendent pas de leur boisé pour gagner leur vie, nombre d’entre eux y trouvent une importante source de revenus. Les boisés produisent couramment des billots, du bois à pâte, du bois de chauffage, du sirop d’érable et des sapins de Noël. Parmi les motivations courantes pour posséder un boisé, il y a aussi la conservation, la gestion de la faune, l’appréciation de la nature, l’investissement que représente la propriété, et les activités récréatives telles que la chasse, la randonnée pédestre ou le ski de fond.

 
Les avantages socioéconomiques des boisés privés canadiens

 

Ce n’est pas seulement pour leurs propriétaires que les boisés privés représentent une source importante d’avantages économiques et environnementaux, mais aussi pour les communautés avoisinantes. Les retombées sociales, environnementales et économiques directes et indirectes pour les économies locales comprennent des emplois, de l’air pur, des activités récréatives, des habitats fauniques et de la biodiversité, et la conservation de l’eau et des sols. 

 

Les boisés privés canadiens représentent environ 9,3 % du total canadien des ressources forestières productives non réservées (voir le Tableau 1). Dans une perspective mondiale, si les boisés privés représentaient les seules forêts canadiennes, le Canada se classerait au 11e rang des pays développés, entre la Finlande et l’Espagne, pour le couvert forestier total. 

 

Si les revenus annuels générés par les boisés individuels au Canada sont plutôt modestes, la valeur globale de leur production est significative. En 2011, par exemple, l’apport du secteur canadien de foresterie et d’exploitation forestière au produit intérieur brut (PIB) s'est élevé à 5,2 $ milliards. Ces chiffres incluent les contributions des propriétaires de boisés privés, qui ont fourni plus de 9 % (13,6 millions de m3) de l’approvisionnement total en bois rond de l’industrie forestière, soit une valeur de près de 500 $ millions.

 

En plus des produits de bois d’oeuvre, les boisés privés participent aussi à d’autres activités économiques locales. Les deux productions les plus visibles sont celles du sirop d’érable et des sapins de Noël. En 2010, la contribution de ces deux activités commerciales à l’économie canadienne fut de 321 $ millions.

 

Importance économique régionale

 

Dans certaines régions du Canada, les boisés privés contribuent de façon particulièrement importante à l’économie locale.  Un rapport de 2012 sur les boisés privés du Nouveau-Brunswick, New Approaches for Private Woodlots — Reframing the Forest Policy Debate, révèle par exemple que chaque m3 de bois supplémentaire récolté et traité ajoute environ 220 $ au PIB de la province, et que pour chaque 10,000 m3 de bois traité supplémentaire, 13 emplois directs et 12 emplois indirects sont créés.

 

Comme ils le font depuis des générations, les propriétaires de boisé canadiens continueront à contribuer de manière importante au bien-être économique, social, environnemental et culturel de nos collectivités rurales.

 

La FWO regroupe les organismes membres suivants

 

Federation of British Columbia Woodlot Associations, Woodlot Association of Alberta, Woodlot Association of Manitoba, Ontario Woodlot Association, Fédération des Producteurs Forestiers du Québec, New Brunswick Federation of Woodlot Owners, et Federation of Nova Scotia Woodland Owners.

© 2014 Canadian Federation of Woodlot Owners